
Odile Neuburger est née le 26 août 1920 à Paris 16 et décédée d’une tumeur au cerveau le 22 mars 1965.
Hélène Berr était son amie la plus proche, sa soeur de coeur, sa « Mieux Aimée » comme elles s’appelaient l’une l’autre.
Hélène dont le destin a été tragique, est connue par son Journal, publié longtemps après sa mort (en 2008) par TallandIer, à l’initiative de sa nièce Mariette Job, avec l’assentiment de ses autres nièces et neveux., et qui tiré à près de 150 000 exemplaires a été traduit en 27 langues.
Odile, jusqu’il y a peu, n’était connue pour son talent littéraire qu’au sein de sa famille. Pourtant, le 22 mars 1942, Odile échange avec son amie Hélène Berr sur son désir d’écriture et Hélène l’encourage. [1]
Le 8 mars 1944 Hélène est arrêtée. Sa dernière lettre à Odile date du 1er mars. Le 15 mars Odile écrit à son fiancé prisonnier en Allemagne : « Si jamais elle ne devait pas s’en relever, il me semble que j’en serai marquée pour toute ma vie. Je ne sais pas comment j’aurais pu supporter toutes ces années si je ne l’avais pas eue … »[2]. Le 27 mars, jour de ses 23 ans, Hélène est déportée avec ses parents, Raymond et Antoinette.
En avril 1945, Odile apprend « l’horrible fin qu’a eu une fille comme elle, une fille qui a connu la même vie que nous, le même bonheur tranquille, et qui meurt d’épuisement après un an de souffrances, après avoir vu sa mère partir à la chambre à gaz, après avoir été traînée pendant des centaines de kilomètres à pied, et après avoir été battue, battue jusqu’à ce qu’elle n’en puisse plus. … c’est une vision qui me poursuivra toujours, et qui ne deviendra jamais plus supportable. »[3]
Après cela, comment écrire ?
Après cela. Odile s’est tue. Dans sa chambre, sur la commode, une photo d’Hélène souriant. A son fils Antoine, âgé de 10 ans, qui l’interrogeait, elle répondait, les yeux embués: « Tu sais, j’avais une amie … ». La suite ne venait pas.
Mais avant ? La découverte en 2022 par les enfants d’Odile d’un véritable trésor littéraire, caché dans un grenier a déjà permis la publication de deux ouvrages, donnant ainsi raison aux encouragements d’Hélène :
- Hélène Berr – Odile Neuburger, « Correspondance 1934 – 1944 », Tallandier, octobre 2022
- Le « Journal d’Odile Neuburger », Editions Transmettre, juillet 2026
Et fin 2026 et mi 2027, deux autres parutions devraient voir le jour :
- Odile Neuburger « La Belle Etoile », Roman autobiographique, Editions Transmettre
- Odile Neuburger « Lettres à Hélène Berr – Extraits Inédits », Editions Transmettre
[1] Voir page ci-après la conversation entre Odile et Hélène à paraître dans Odile Neuburger, « La Belle Etoile, chapitre le Goûter chez Hélène », à paraître, Editions Transmettre, fin 2026
[2] Voir « Journal d’Odile Neuburger, Editions Transmettre, Juillet 2026
[3] Ibidem